Alcool 12-24h avant augmente le risque de narcose. Antihistaminiques et anxiolytiques ont un effet sédatif additif.
La question de savoir si l'on peut prendre de l'aspirine, de l'ibuprofène ou d'autres anti-inflammatoires avant ou après une plongée est récurrente. La discussion sur l'alcool sur le bateau, les patchs ou comprimés contre le mal des transports et l'utilisation de médicaments agissant sur la circulation sous pression apparaissent également. Les plongeurs cherchent des règles claires que leurs médecins généralistes connaissent rarement avec une précision suffisante.
La consommation d'alcool dans les 24 heures précédant une plongée augmente le risque de narcose et réduit la capacité de réaction ; les experts recommandent une abstinence totale au moins 12 à 24 heures avant. Les antihistaminiques de première génération, les anxiolytiques benzodiazépiniques, les relaxants musculaires et certains antiémétiques ont un effet sédatif additif avec la narcose. Le Manuel Merck avertit que toute substance altérant la conscience ou le jugement doit être considérée comme contre-indiquée chez les plongeurs. Des cas de narcose symptomatique à moins de 30 mètres ont été documentés chez des personnes ayant pris des pilules contre le mal des transports ou des somnifères avant la plongée.

